CAVALIERS
Les cavaliers ont trouvé la trouée
Dans la forêt si ténébreuse.
Oui, la lumière nous a manqué
Mais il était question de chants d'oiseaux.
J'ai enfin retrouvé les orchidées de mon enfance
Et les lianes qui faisaient ma joie.
Et voici que je contemple
Le manteau que tu m'as donné.
Sa laine est belle et pleine.
Quand je le mets, je vibre doucement
Et je connais l'intérieur des fleurs.
Nous avons vécu dans des époques décalées,
Mais maintenant nous nous sommes retrouvés.
J'ai vu ta ville et nos appartements.
Près de nous sont les Brûlants.
Tu le sais : nous sommes enfant l'un de l'autre.
Ce n'est pas un rêve incertain
Que de dire cette vérité.
Oui, nous sommes les Bien-Aimés solides
Sans les anciennes fragilités.
Laisse-moi te cartographier encore
Que nous circulions dans notre amour.
janvier 2009
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